Une frappe aérienne israélienne sur le village d'Al-Haniyya, dans le sud du Liban, le 21 mai 2026 ( AFP / KAWANT HAJU )
Voici les derniers développements en lien avec la guerre au Moyen-Orient jeudi :
. Le pétrole espère et se replie
Les espoirs renouvelés d'une résolution du conflit ont fait chuter les cours du pétrole, à l'issue d'une séance en dents de scie. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a reculé de 2,32% à 102,58 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, a perdu 1,94% à 96,35 dollars.
. Neuf blessés dans une frappe sur un hôpital dans le sud du Liban
Neuf personnes ont été blessées dans une frappe israélienne qui a endommagé un hôpital à Tebnine, dans le sud du Liban, selon le ministère de la Santé, l'armée israélienne poursuivant ses raids malgré une trêve fragile avec le Hezbollah pro-iranien.
La frappe a fait "neuf blessés, parmi lesquels sept membres du personnel de l'hôpital dont cinq femmes", a précisé le ministère, en ajoutant que différentes sections de l'hôpital, dont les urgences et l'unité de soins intensifs, avaient subi des dégâts.
. Iran: Rubio fustige l'Otan qui "refuse de faire quoi que ce soit"
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a fustigé les pays de l'Otan qui "refusent de faire quoi que ce soit" en soutien aux Etats-Unis dans la guerre en Iran.
Le président Donald Trump "ne leur demande pas de fournir des troupes, d'envoyer des avions de chasse, mais ils refusent de faire quoi que ce soit de tout cela", a déclaré M. Rubio aux journalistes, peu avant de décoller pour la Suède, où il participera vendredi à une réunion de ses homologues de l'Otan. "Cela nous a beaucoup contrariés", a-t-il ajouté.
. Rubio espère que la médiation pakistanaise en Iran permettra de progresser vers un accord
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio s'adresse à la presse avant d'embarquer à bord de son avion à la base aérienne de Homestead, le 21 mai 2026 en Floride ( POOL / Julia Demaree Nikhinson )
Marco Rubio a exprimé son espoir que la visite attendue du chef de l'armée pakistanaise en Iran fasse avancer les efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre, affirmant que des progrès avaient été réalisés.
"Espérons (...) que cela fera avancer les choses", a déclaré M. Rubio aux journalistes.
. L'ONU "déplore" l'exécution de deux nouvelles personnes en Iran
Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a déploré la pendaison en Iran de deux hommes accusés d'être membres de "groupes terroristes séparatistes", dans un contexte de multiplication des exécutions depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, le 13 mai 2026 à Séoul, en Corée du sud ( AFP / Jung Yeon-je )
"Volker Türk déplore l'exécution de deux nouvelles personnes en Iran. Depuis le début de l'escalade militaire, au moins 34 personnes ont été exécutées pour des motifs politiques ou liés à la sécurité nationale, notamment dans le contexte des manifestations de janvier", a affirmé le Haut-Commissariat sur X.
. Le marché pétrolier pourrait basculer en "zone rouge" cet été sans solution (AIE)
Des navires au mouillage dans le détroit d’Ormuz, au large de la ville portuaire de Khasab, sur la péninsule de Musandam, au nord d’Oman, le 17 mai 2026 ( AFP / - )
Le marché pétrolier pourrait entrer dans une "zone rouge", avec une pénurie d'offre en "juillet ou en août", en l'absence d'issue durable au conflit au Moyen-Orient, a alerté le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Fatih Birol.
"Le problème, c’est qu'à la fin juin, début juillet, la saison des voyages commence" et "en général, la demande de pétrole, la consommation de pétrole augmente", a-t-il expliqué, lors d'une intervention à un évènement organisé par le think tank Chatham House.
Face à cette situation, le directeur de l'AIE a affirmé que l'organisation se tenait "prête à agir" pour libérer davantage de réserves de pétrole "si les pays le décident".
. Bruxelles revoit à la baisse la croissance européenne à cause de la guerre
La Commission européenne a revu nettement à la baisse ses prévisions de croissance pour la zone euro en raison des répercussions du conflit au Moyen-Orient, qui entraîne un bond de l'inflation sur le Vieux Continent.
Bruxelles ne prévoit plus désormais qu'une progression de 0,9% du Produit intérieur brut (PIB) dans les 21 pays partageant la monnaie unique, cette année, alors qu'elle tablait sur 1,2% en novembre.

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