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L'Afep voudrait voir la fin de la surtaxe sur les grandes entreprises
information fournie par Boursorama avec AFP 24/09/2026 à 16:20
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( AFP / - )

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L’Association française des entreprises privées (Afep), qui représente les 117 plus grands groupes français, a souhaité jeudi que leur fiscalité converge vers le niveau européen, ce qui passe notamment par la fin de la surtaxe d'impôt sur les sociétés créée en 2025.

L'association a présenté à la presse son document annuel sur "la contribution économique et sociale" en 2025 de ses entreprises, qui emploient deux millions de personnes en France.

Selon ce document, les salaires (y compris impôts et charges payés par les salariés, cotisations patronales pour 48 milliards d'euros et épargne salariale) ont atteint 172 milliards d'euros, soit 58% de la valeur ajoutée qu'elles ont produites en France, l'investissement 59 milliards (20%), les versements de dividendes et les rachats d'action 16 milliards (5%).

En additionnant les cotisations patronales (déjà comptées dans les salaires) et la fiscalité, elles ont payé 96 milliards de prélèvements obligatoires, soit 32% du total.

L'impôt sur les sociétés (IS), qui taxe les bénéfices, s'est élevé à lui seul 16,7 milliards, soit 24% de l'IS français contre 18% en 2024.

La hausse est due en particulier à la surtaxe d'IS instaurée en 2025, pour les groupes réalisant au moins un milliard d'euros de chiffre d'affaires.

Au total, l'Afep assure avoir subi "un choc fiscal" de 9 milliards d'euros de prélèvements obligatoires supplémentaires l'an dernier, "dont 6 auraient pu rejoindre la rémunération des salariés", remarque-t-elle.

La surtaxe a porté selon elle le taux d'IS acquitté par les grandes entreprises de 25% à 36,1%, ce qui place la France "entre Porto Rico (37,5%) et le Surinam (36%)" a déploré le directeur délégué Bruno Clément-Ziza, tandis que la moyenne européenne est de 22%.

"Partout l'Etat soutient ses entreprises, mais la France a pris un autre chemin", regrette l'Afep.

Pour renforcer la souveraineté industrielle, "il est absolument fondamental que la surtaxe d’IS ne soit pas maintenue", a ajouté M. Clément-Ziza. Le projet de loi de finances pour 2027 prévoit déjà de la réduire, ce que critique la gauche.

Pour lui, "il faut aligner la fiscalité des entreprises sur la moyenne européenne".

L'économiste de l'association, Nicolas Ragache, a également fait valoir que les membres de l'Afep souhaitent rester en France, mais "qu'on est dans un monde où ça va très, très vite et où les prélèvements obligatoires rentrent dans les décisions stratégiques", y compris de lieu d'implantation.

5 commentaires

  • 24 septembre 19:55

    M917744 : vous citez l'article. Dont acte. L'expression est particulièrement peu claire


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