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Groenland: Paris et Berlin travaillent à une "réponse" européenne
information fournie par Reuters 07/01/2026 à 15:45

Exercices militaires au Groenland

Exercices militaires au Groenland

La France et l'Allemagne travaillent avec leurs partenaires européens à l'élaboration d'une réponse commune aux ambitions des Etats-Unis envers le ‍Groenland, ont déclaré mercredi le chef de la diplomatie française et une source gouvernementale allemande.

A Donald Trump qui a réitéré, dans le sillage de la capture du président vénézuélien Nicolas ‌Maduro à Caracas par les forces spéciales américaines, sa volonté d'annexer le territoire autonome danois, le chef de la diplomatie française a répété sur France Inter ​que "le Groenland n'est pas à vendre et appartient aux Groenlandais".

"Quelle que soit la forme ⁠des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail (...) au Quai d'Orsay pour nous préparer à riposter", a déclaré le ⁠ministre des Affaires étrangères Jean-Noël ‍Barrot, ajoutant que le sujet serait au menu de ses ⁠discussions programmées dans la journée avec ses homologues allemand et polonais, dans le format dit "Weimar".

"Face à ces marques d'intimidation, nous voulons agir, mais agir avec nos partenaires européens", a expliqué ​Jean-Noël Barrot.

Une source gouvernementale allemande a confirmé que Berlin "travaillait étroitement avec d'autres pays européens et le Danemark" à ce sujet.

Plusieurs dirigeants européens, dont le président français Emmanuel Macron, ont ⁠marqué mardi leur soutien au Danemark et au Groenland, soulignant qu'ils étaient seuls ​maîtres de leur avenir face aux visées expansionnistes des Etats-Unis.

Selon ​un communiqué diffusé mardi ​par la Maison blanche, "Donald Trump et son équipe examinent une série d’options pour poursuivre cet ​objectif important de politique étrangère, et bien sûr, ⁠l'utilisation de l'armée américaine est toujours une option à la disposition du commandant en chef".

Jean-Noël Barrot a laissé entendre sur France Inter que l'hypothèse d'une intervention militaire avait été écartée par le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio.

"Moi-même j'étais hier au téléphone avec le secrétaire d'État (...), ‌il a écarté qu'on puisse imaginer que se produise au Groenland ce qui vient de se produire au Venezuela", a-t-il dit.

L'île autonome danoise, riche en ressources minières, qui compte 57.000 habitants, est considérée par Donald Trump comme un objectif stratégique de sécurité nationale. Elle est liée depuis des décennies aux Etats-Unis par un accord de défense.

(Benjamin Mallet et Jean-Stéphane ‌Brosse, édité par Blandine Hénault)

19 commentaires

  • 07 janvier 19:24

    Tout cela revient à dire qu’un pays de l’OTAN voudrait attaquer un autre pays de l’OTAN !!!!!!Pourtant les US ont déjà des bases sur place, et il suffit qu’il demande des licences pour des recherches de resources dans les sols qui seraient certainement acceptées suivant des conditions . Finalement où se situe le véritable problème !!!!!


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