L'organisation internationale dresse un panorama de la fiscalité sur les salaires à la travers le monde, à son niveau le plus haut en près d'une décennie.
(illustration) ( AFP / PHILIPPE HUGUEN )
Pour 100 euros dépensés par un employeur en France, 52,80 vont en moyenne dans la poche du salarié : tel est l'un des constats à tirer d'un rapport publié mercredi 22 avril par l'OCDE, qui se penche sur la progressivité de l'imposition des revenus du travail au sein des pays de l'organisaiton.
Selon le document, intitulé "Les impôts sur les salaires 2026" , les salaires réels ont progressé dans la majorité des pays de l'OCDE en 2025, comme les taux effectifs d'imposition, surtout pour les ménages avec enfants. Les salaires ont ainsi augmenté dans 35 des 38 pays de l'OCDE par rapport à 2024, et le revenu réel après impôts d'un travailleur célibataire au salaire moyen est en hausse dans 28 pays.
Méthode du "coin fiscal"
Pour son calcul, l'OCDE utilise l'indicateur du "coin fiscal", qui correspond à "la somme des prélèvements sur les revenus du travail acquittés par les salariés et par les employeurs, minorée des prestations en espèces perçues par les familles qui travaillent, exprimée en pourcentage des coûts de main-d'oeuvre".
Quand cet indicateur est élevé, il "tend à réduire les incitations à travailler et à embaucher en réduisant la rémunération nette et en augmentant les coûts de main-d'oeuvre pour l'employeur".
En 2025, les prélèvements sur les revenus du travail, par rapport au coût de la main-d'oeuvre, ont ainsi augmenté de 0,15 point pour un travailleur célibataire rémunéré au salaire moyen, atteignant 35,1%, un plus haut depuis 2016. Il a progressé dans 24 pays par rapport à l'année précédente, diminué dans 11 et est resté stable dans trois autres.
Dans le détail, la France arrive en troisième position, avec un coin fiscal de 47,2%. En clair : sur 100 euros versés par l'employeur, 47,20 partent en impôts et cotisations, le reste (52,80) reviennent au salarié sous la forme du salaire net et des avantages. Seuls deux pays devancent ainsi la France : la Belgique, première avec un coin fiscal total de 52,5, et l'Allemagne (49,3).
En 2025, les taux effectifs d'imposition ont augmenté en moyenne pour les huit catégories de ménages examinées dans le rapport. Mais depuis 2000, "les pays de l’OCDE ont eu tendance à réduire davantage les impôts pour les travailleurs percevant des revenus faibles que pour ceux percevant des revenus moyens ou élevés".
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