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Un changement d’entreprise peut avoir des conséquences concrètes sur votre épargne salariale. Mieux vaut connaître vos options avant de décider.
Quitter une entreprise ne signifie pas perdre l’épargne constituée grâce à elle. Démission, licenciement, rupture conventionnelle, fin de CDD ou retraite : les sommes placées sur un plan d’épargne entreprise (PEE) ou un dispositif d’épargne retraite restent acquises. En revanche, le départ oblige à choisir : laisser les avoirs en place, les transférer ou, lorsque la loi l’autorise, les récupérer. Premier réflexe : relire l’état récapitulatif remis par l’employeur, qui précise notamment les avoirs détenus et le sort des frais de tenue de compte.
Faut-il débloquer ou conserver son PEE après son départ ?
Pour un PEE, la rupture du contrat de travail constitue un cas de déblocage anticipé. Inutile d’attendre les cinq années normalement prévues : la demande peut être effectuée à tout moment après le départ, sur justificatif, pour tout ou partie des avoirs. Attention toutefois, un même motif de déblocage ne peut en principe donner lieu qu’à une seule demande. En cas de retrait partiel, les sommes restant indisponibles ne pourront donc pas être récupérées plus tard au titre de cette même rupture du contrat. Les sommes retirées sont exonérées d’impôt sur le revenu, tandis que la part correspondant aux gains reste soumise aux prélèvements sociaux. En 2026, leur taux sur les revenus de placement est passé à 18,6 %, avec des règles particulières pour certains versements anciens.
Il n’est pourtant pas obligatoire de fermer son PEE. L’ancien salarié peut conserver le plan et continuer à gérer les placements existants, même si son nouvel employeur propose lui aussi une épargne salariale . En principe, il ne peut plus effectuer de nouveaux versements, sauf pour une participation ou un intéressement dus au titre de sa période d’activité et versés après son départ. Une exception existe pour les retraités et préretraités : ils peuvent continuer à effectuer des versements volontaires sur leur ancien PEE s’ils y détiennent toujours des avoirs, mais sans bénéficier de l’abondement de l’entreprise. Dans tous les cas, l’abondement de l’ancien employeur s’arrête. Quant aux frais de tenue de compte, ils peuvent alors être mis à la charge de l’ex-salarié : leur montant mérite donc d’être vérifié avant de laisser le plan ouvert.
Les règles à connaître avant de transférer son épargne salariale
Autre possibilité : transférer son épargne vers le PEE de son nouvel employeur. L’opération permet de regrouper ses avoirs sans remettre à zéro l’ancienneté déjà acquise sur les sommes transférées. Elle facilite le suivi, mais n’est pas toujours la meilleure solution. Avant de changer de gestionnaire, mieux vaut comparer les frais, les supports proposés, leur niveau de risque et les possibilités d’arbitrage. Les fonds disponibles peuvent différer : il faut donc contrôler l’allocation retenue après le transfert.
Le PER collectif, ou PERECO, suit une autre logique : un changement d’entreprise n’entraîne pas, à lui seul, le déblocage de l’épargne . Le titulaire peut conserver le plan ou transférer ses droits vers un autre PER. Les frais de transfert sont plafonnés à 1 % des droits acquis et deviennent nuls après cinq ans à compter du premier versement. Une sortie anticipée reste possible dans certains cas, notamment invalidité, décès du conjoint ou partenaire de Pacs, surendettement, expiration des droits au chômage, liquidation judiciaire d’une activité non salariée ou acquisition de la résidence principale, sauf pour les droits issus de cotisations obligatoires. Depuis 2026, les situations liées à l’affection grave, au handicap ou à un accident d’une particulière gravité touchant un enfant à charge peuvent également permettre un déblocage anticipé.
Un changement d’entreprise peut aussi être l’occasion de revoir ses placements
Un départ peut aussi servir à regrouper une épargne retraite dispersée entre plusieurs contrats. BoursoBank propose par exemple un service de mobilité Épargne Retraite aux clients déjà détenteurs d’un PERin MATLA, pour transférer en ligne certains anciens produits, comme un PERCO ou un contrat article 83. BoursoBank ne facture pas de frais sur le transfert entrant, mais l’établissement d’origine peut en appliquer. Il faut surtout vérifier les garanties, les supports et le coût global. Le PERin MATLA affiche notamment 0 € de frais d’entrée, de versement et d’arbitrage en gestion libre, avec 0,50 % de frais annuels de gestion du contrat. Les unités de compte comportent un risque de perte en capital.
Enfin, débloquer un PEE ne signifie pas qu’il faut réinvestir immédiatement la somme. Le capital peut renforcer une épargne de précaution, financer un projet ou rejoindre un placement de long terme. BoursoBank propose notamment un PER, une assurance-vie, un PEA ou un compte-titres, des enveloppes qui répondent à des objectifs différents et n’offrent ni la même disponibilité ni la même fiscalité. Le bon arbitrage dépend du projet, du temps devant soi et du niveau de risque accepté. Quitter son entreprise est surtout l’occasion de reprendre la main sur des avoirs parfois laissés sans suivi pendant plusieurs années.
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