Les troubles pourraient venir de rassemblements donnant lieu à des incidents, mais également d'affrontements entre groupes ennemis.

( AFP / NICOLAS TUCAT )
Aucune menace identifiée, mais un "réel risque" de violences. Les autorités se préparent à des troubles à l'ordre public après les résultats dimanche soir du second tour des législatives.
Jeudi, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé que "30.000 policiers et gendarmes dont 5.000 à Paris et sa banlieue" seraient mobilisés dimanche soir . Un dispositif de maintien de l'ordre conséquent, dont le niveau n'a pas été arrêté, restera en place "jusqu'au 16 juillet au moins", a expliqué à l' AFP une source policière.
Pour l'instant, les services de renseignement n'ont pas identifié, selon une autre source policière, de risques précis, en l'absence de "véritable appel à manifestation après le second tour". Ils estiment que les décisions des principales organisations interviendront le 8 juillet à la lumière des résultats.
À leurs yeux, il existe "de réels risques de troubles à l'ordre public après le second tour avec à la fois des rassemblements qui pourraient donner lieu à des incidents mais aussi des risques d'affrontements entre des groupes antagonistes".
"Libération de la violence"
Commentant l'agression la veille de la porte-parole du gouvernement Prisca Thevenot (elle n'a pas été blessée) qui collait des affiches avec deux autres personnes, Gérald Darmanin a jugé qu'"il se pass(ait) quelque chose qui confine à la libération de la violence".
Les services ont relevé, selon la seconde source policière, des mots d'ordre de l'ultra gauche comme "Garder les urnes, on prend la rue" . Ils rappellent en outre que le collectif Les Soulèvements de la Terre (SLT) a prévu une nouvelle mobilisation dans les Deux-Sèvres contre les méga-bassines à partir du 15 juillet. Mais, ils estiment que SLT pourrait lancer des appels à rassemblement dès le 8 juillet avec notamment un ciblage sur les Jeux olympiques (26 juillet - 11 août).
S'agissant des quartiers dits sensibles, les services n'ont pas observé de "signe annonciateur d'une mobilisation" liée aux élections mais ils s'attendent à de "l'opportunisme" pour participer à tout type de violences urbaines et cela à l'approche des 13 et 14 juillet.
Parmi les villes citées comme point d’attention des forces de l'ordre à partir du 7 juillet au soir figurent, outre Paris et sa banlieue, Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Lille et Rennes .
9 commentaires
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer