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Taxe foncière : la facture risque d’être salée
information fournie par Le Figaro 31/08/2018 à 07:20

INFOGRAPHIE - Les départements ont rendu leurs arbitrages : pour la grande majorité, ils se sont montrés moins gourmands qu’il y a un an. Mais les communes, bientôt privées des recettes de la taxe d’habitation, pourraient frapper fort.

Propriétaires, attendez-vous à voir votre taxe foncière grimper. C’est le message que l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) adresse à ses adhérents. Et pourtant, départements et communes, qui prélèvent chacun une part de cet impôt local, s’étaient montrés raisonnables l’année dernière. Selon les arbitrages qu’ils viennent de rendre, c’est toujours le cas pour la très grande majorité des départements.

Seuls neuf d’entre eux (contre seize un an plus tôt) ont augmenté leur taxe foncière entre 2017 et 2018 (voir notre graphique ci-dessous). Parmi eux, quatre ont eu la main particulièrement lourde pour leurs administrés: les Hautes-Alpes (05), le Lot-et-Garonne (46), la Lozère (47) et les Deux-Sèvres (79) où les taux départementaux ont grimpé respectivement de 24,8%, 20,8%, 16% et 11%. À l’inverse, deux l’ont baissé: il s’agit du Morbihan (-3%) et du Nord (-10,1%). La très grande majorité des départements (88) a donc décidé de ne pas augmenter son taux d’imposition. Reste le cas de la Corse dont les deux départements ont fusionné fin octobre. En 2017, le taux de la Corse du sud était de 11,79% et celui de la Haute Corse de 13,43%. Un an plus tard, celui de la Corse unifiée s’élève à 12,55%.

Si l’on connaît donc l’intégralité des arbitrages rendus par les départements, ce n’est pas encore le cas des communes qui devraient s’exécuter dans les prochaines semaines. Et contrairement à l’année dernière, elles pourraient se montrer très gourmandes. Ce qui fait craindre aux propriétaires une nouvelle envolée de la taxe foncière. «Tous les élus locaux que nous avons pu interroger ne croient pas une seule seconde que le gouvernement va rembourser à l’euro près le manque à gagner que va engendrer cette exonération», explique Pierre Hautus, directeur de l’UNPI qui dévoilera, en octobre, son observatoire annuel sur l’évolution de la taxe foncière par ville et par département.

La suppression progressive de la taxe d’habitation conjuguée à la baisse des dotations de l’État pourrait les inciter à augmenter sensiblement la taxe foncière. Un choix «justifié» selon le directeur de l’UNPI «à partir du moment où les dépenses publiques sont utilisées de manière rationnelle et où les coupes sont faites dans des dépenses inutiles». «J’ai cru comprendre que plusieurs villes marquées plutôt à gauche auraient l’intention de laisser filer la dépense pour faire payer les propriétaires. C’est un mauvais calcul: asphyxiés financièrement, ces derniers n’auront plus les moyens de rénover leur logement.»

15 commentaires

  • 02 septembre 22:01

    qleraz : la TH a été supprimée pour les contribuables (et encore, faut attendre 2020), mais les ressources seront compensées par l'Etat. Les collectivités n'ont pas perdu ces ressources, pas d'obligation de doubler la TF à dépenses constantes


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