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La prudence domine en l'absence d'avancée au Moyen-Orient
information fournie par Zonebourse 01/06/2026 à 10:24

"Restez calmes, tout finira par s'arranger, comme toujours !" Alors que les marchés s'interrogent quant à l'absence d'avancée au Moyen-Orient, ces mots de Donald Trump, publiés ce matin sur son réseau Truth Social, sont censés rassurer les intervenants. Le président américain a notamment assuré que "l'Iran souhaitait vraiment conclure un accord" et qu'il s'agira "d'un bon accord pour les Etats-Unis et leurs alliés". Sauf que de nouveaux échanges de tirs ont été rapportés ce week-end entre les deux belligérants, éloignant un peu plus la perspective d'une fin rapide du conflit.

Les marchés européens débutent le mois de juin en ordre dispersé : Londres recule de 0,2%, Paris est stable et Francfort s'adjuge 0,1%.

La semaine dernière, un accord-cadre avec l'Iran avait été évoqué, prévoyant une prolongation de 60 jours de la trêve actuelle, la réouverture du détroit d'Ormuz et le déminage de la zone par l'Iran sous 30 jours.

Cette hypothèse a offert un soulagement bienvenu sur les anticipations inflationnistes et a permis au S&P 500 d'atteindre un nouveau record.

Mais les récents échanges de tirs entre l'Iran et les Etats-Unis ne plaident pas en faveur d'une résolution du conflit à très court terme.

Conséquence ? Les prix du pétrole repartent à la hausse avec 1% pour le Brent, à près de 94 USD le baril.

Chez Commerzbank, le scénario central repose sur une réouverture progressive du détroit d'Ormuz, permettant au Brent de refluer vers 75 EUR d'ici début 2027. Dans ce contexte, la croissance de la zone euro pourrait revenir à 1,3% en 2027 puis 1,6% en 2028.

Inflation sous surveillance

En France, on a appris vendredi que le PIB du 1er trimestre 2026 se repliait légèrement (-0,1%), marquant ainsi une révision à la baisse de 0,1 point (après arrondi) par rapport à la première estimation publiée le 30 avril dernier par l'Insee.

Interrogé ce matin sur Radio Classique, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a assuré que l'institution allait abaisser mi-juin ses prévisions de croissance pour 2026. "Il y aura plusieurs scénarios mais les prévisions de croissance 2026 seront, compte tenu de cette mauvaise surprise du premier trimestre, révisées en baisse par rapport à celles que nous avions publiées en mars", a-t-il indiqué.

Cette révision confirme l'essoufflement de l'activité française observé depuis le début de l'année et renforce les attentes d'un soutien monétaire accru de la BCE.

Néanmoins, Commerzbank s'inquiète de nouvelles hausses de taux de la BCE, estimant qu'elles pourraient accentuer le ralentissement économique et retarder la reprise.

Dans ce contexte, les marchés ont pris connaissance ce matin de l'indice PMI manufacturier de S&P Global de mai. Celui-ci est passé de 52,8 à 49,7 points, contre une précédente estimation de 48,9 points. Dans le détail, la production et les nouvelles commandes ont diminué en mai, après avoir augmenté en avril sous l'effet de la constitution de stocks chez les clients.

Sur le compartiment obligataire, le rendement de l'OAT à 10 ans évolue à 3,59% tandis que le Bund, son équivalent allemand, est à 2,97%.

Les valeurs en mouvement

L'indice parisien est tiré ce matin par Schneider ( 3,1%), qui a été choisi par SoftBank pour son projet visant à accélérer le développement des infrastructures d'intelligence artificielle en France. Capgemini ( 1,8%) et Dassault Systèmes ( 1,8%) complètent le podium. En revanche, Renault cède 2,9%, derrière Airbus et Orange (-1,5%).

Ailleurs en Europe, easyJet progresse de 7% après des rumeurs d'OPA, Castlelake ayant reconnu réfléchir à une offre. La compagnie assure n'avoir rien reçu, mais le marché préfère déjà regarder le prix plancher potentiel de 403,23 pence si le fonds passe vraiment à l'embarquement.

Nokia gagne 4% après que la directrice de cabinet, Victoria Hanrahan, a fait l'acquisition d'un total de 44 682 actions de la société de communication et de réseautage. Ces opérations, valant 706 000 USD, ont été réalisées en deux transactions sur la Bourse de New York les 26 et 28 mai.

Parmi les baisses, Pan African Resources lâche 11% après des prévisions jugées prudentes sur sa production d'or pour 2027, comprise entre 280 000 et 302 000 onces. A cela, il faut ajouter les tensions persistantes sur l'approvisionnement en carburant et en réactifs originaires du détroit d'Ormuz.

Enfin, Asker Healthcare abandonne 5% après que plusieurs dirigeants de la société de technologies médicales auraient cédé pour plus de 150 millions de couronnes suédoises de titres Asker. Les mentions suivantes pourront être abrégées en 150 MSEK.

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