PHOTO D'ARCHIVE : Des personnes passent devant le logo de la société Meta Platforms, lors d'une conférence à Mumbai,
L'autorité française de la concurrence a ordonné mercredi aux plateformes de Meta reprendre les négociations avec les groupes de médias français concernant la rémunération des contenus publiés, suite à une plainte déposée par ces derniers après l'échec des précédentes discussions, les laissant sans compensation depuis fin 2024.
Le gendarme de la concurrence, qui indique que Meta doit mettre en place un plan de paiement dans un délai de 15 jours, a estimé que les pratiques employées par Meta étaient susceptibles de constituer un abus de position dominante.
Cette affaire s'inscrit dans une série croissante de litiges opposant des éditeurs à des entreprises technologiques au sujet de l'utilisation de contenus publiés sur les réseaux sociaux ou utilisés pour l'entraînement des IA.
En France, les journaux sont protégés par les "droits voisins", qui confèrent aux éditeurs le droit d'interdire la reproduction ou la diffusion des publications de presse.
Un accord antérieur entre Meta et les associations de presse DVP et APIG, qui comptent parmi leurs membres les journaux "Les Echos" ou "Le Monde", a expiré en 2024 et, depuis lors, les deux parties ne sont pas parvenues à s'entendre sur le montant dû, ni sur ce qui devrait être couvert par les droits voisins.
(Par Forrest Crellin et Dominique Vidalon,Version française Matthieu Huchet, édité par Benoit Van Overstraeten)

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