Wall Street en ordre dispersé mardi
par Stephen Culp
La Bourse de New York a terminé en ordre dispersé mardi, voyant s'effacer des gains initiaux, alors que l'espoir d'une fin imminente de la guerre en Iran a laissé place au fil de la journée à un regain d'incertitude après que les parties prenantes au conflit ont renouvelé leurs menaces militaires, alimentant la crainte d'une stagflation économique.
L'indice Dow Jones a cédé 0,07%, ou 34,29 points, à 47.706,51 points.
Le S&P-500, plus large, a perdu 14,51 points, soit 0,21%, à 6.781,48 points.
Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 1,16 point (0,01%) à 22.697,10 points
Le Dow Jones et le S&P-500 ont basculé dans le rouge, tandis que le Nasdaq a conservé uniquement des gains à la marge, après que le président américain Donald Trump a prévenu l'Iran de conséquences militaires sans précédent si le détroit d'Ormuz venait à être miné, comme rapporté plus tôt par des médias.
Notant que "le marché montrait une certaine solidité", Tim Ghriskey, stratégiste chez Ingalls & Snyder, à New York, a souligné qu'une "grande confusion parmi les investisseurs" a provoqué le repli de l'après-midi.
"Vous voyez des gros titres venant de la Maison blanche qui donnent espoir au marché", a-t-il dit, "et puis la raison l'emporte et les marchés se rendent compte qu'on n'est pas du tout près de la fin" de la guerre en Iran, comme prédit lundi soir par Donald Trump.
Wall Street a connu d'importants mouvements en début de séance alors que le chef du Pentagone, Pete Hegseth, a prévenu que cette onzième journée du conflit donnerait lieu à des bombardements contre l'Iran d'une intensité sans précédent.
La guerre a provoqué une flambée des prix du pétrole, avec pour effet d'alimenter les craintes à propos de l'inflation, dans un contexte de ralentissement du marché du travail américain - un ensemble néfaste pour l'économie.
Reste que le marché semble privilégier l'hypothèse que le conflit au Moyen-Orient ne s'étendra pas dans le temps et a été rassuré par l'annonce de Washington de mesures destinées à assouplir les sanctions pétrolières contre la Russie afin de faire baisser les prix.
Parmi les secteurs majeurs du S&P-500, seul celui des technologies s'est inscrit dans le vert mardi, avec notamment des gains des fabricants de semiconducteurs, au premier rang desquels le poids lourd Nvidia. L'énergie a subi le repli le plus important, dans le sillage du recul de 11% des prix du pétrole.
Des données économiques attendues dans la semaine aux Etats-Unis pourraient influencer les marchés. Le département américain du Travail doit publier un rapport sur les prix à la consommation, tandis que le département du Commerce va communiquer une nouvelle lecture du produit intérieur brut (PIB) au quatrième trimestre.
(Rédigé par Jean Terzian)

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