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Les investisseurs internationaux sortent massivement des actions européennes: faut-il y revenir ?
information fournie par H24 Finance pour Boursorama 04/07/2018 à 15:11

Les différentes sociétés de gestion semblent partager une certitude commune : les prochaines semaines s’annoncent mouvementées sur les marchés.

Les différentes sociétés de gestion semblent partager une certitude commune : les prochaines semaines s’annoncent mouvementées sur les marchés.

Ces dernières années, de nombreux acteurs économiques recommandaient l’Europe comme zone préférentielle pour investir en actions, dans un contexte de resynchronisation de la croissance mondiale. On observe depuis le début de l’année une inversion de cette tendance, avec une baisse globalisée des marchés ayant entraîné d’importants flux sortants sur l’Europe.

De colossaux retraits de capitaux

Cela représente 22 milliards de dollars en moins sur les fonds d’actions européennes ces 6 derniers mois, quand dans le même temps, les autres zones enregistraient des entrées nettes de capitaux.

«  L’investisseur en actions européennes peut ressentir l’étrange impression d’être englué dans une répétition qui semble ne jamais finir. Le marché se situe aujourd’hui au même niveau que pendant une bonne partie de 2017, mais aussi de 2015. Sans oublier que ce niveau avait également été atteint en 2008, 2007, 2001 et 2000 » explique Bernard Aybran, Directeur Général Délégué d’Invesco AM, pointant la relative inertie de l’indice MSCI Europe.

Cette lassitude a gagné les investisseurs américains : à fin juin, la décollecte nette depuis le début de l’année sur les ETFs actions européennes représente ainsi 18% de leurs avoirs. Dans le monde, les fonds d’actions européennes en sont à leur 26ème semaine de décollecte nette.

Cependant, les indicateurs démontrent toujours une économie européenne en croissance. « Le rythme de création d'emplois s'élève à 220 000 par mois en 2018 soit un chiffre proche de 2017 » note Igor de Maack, porte-parole de la gestion chez DNCA. Cela suffira-t-il à endiguer les vagues de décollecte sur les marchés actions européens ?

Politique : la seule certitude, c’est d’être dans le doute

Les tensions géopolitiques avaient accentué cet effet avec des craintes sur la zone qui se sont accrues ces derniers mois.

Mais l’annonce d’un accord européen sur la question des migrants aura suffi à justifier un rebond des marchés d’actions et une détente des spreads italiens la semaine dernière. Un accord qui a permis de stabiliser la position d’Angela Merkel, ballottée à cause de cette question au sein de la coalition gouvernementale allemande, mais réussissant lundi soir à sauver son gouvernement.

« Ce mouvement de marché traduit bien le rebond du scepticisme des investisseurs internationaux vis-à-vis de la zone euro et de sa cohésion. Toutefois à ce stade, et en dépit de la montée des populismes régionaux, la volonté politique de maintenir la cohésion européenne reste forte » estime François-Xavier Chauchat, économiste chez Dorval AM.

Côté transalpin, la coalition gouvernementale entre les partis populistes (le Mouvement 5 Etoiles et la Ligue) retarde les avancées européennes. « Mais un gouvernement italien dure en moyenne un an, donc il n’y a pas de raison que celui-ci déroge à la règle » considère Olivier de Berranger, Directeur de la gestion d’actifs à la Financière de l’Echiquier.

Outre-manche, si le Brexit n’inquiète plus, l’incertitude politique s’accroît très nettement à mesure que l’on s’approche d'échéances fatidiques. « De ce point de vue, le marché britannique est extrêmement délicat pour les investisseurs : la moindre avancée décisive vers un Brexit plus doux devrait apporter un grand soulagement, en dissipant une source d’incertitude majeure, mais ce scénario dans un avenir proche ne peut provenir que de l'élection d'un gouvernement emmené par Jeremy Corbyn, ce qui pourrait aussi nettement accentuer l’incertitude concernant la politique intérieure (au moins dans un premier temps) » analyse Bruno Crastes, Président de H2O AM.

Selon lui, une seule chose est quasiment sûre face à tant d’incertitude politique sous-estimée : il faut s’attendre à un pic de volatilité à court terme…

Saga européenne : attention les secousses

Les différentes sociétés de gestion semblent partager cette certitude commune : les prochaines semaines s’annoncent mouvementées sur les marchés.

« Il faut garder en tête que cette volatilité va offrir de multiples opportunités : terrain de jeu idéal pour des gérants actifs. Oui, il va y avoir du sport, mais c'est la saison ! » relativise cependant Laurent Denize, Co-CIO chez ODDO BHF Asset Management.

La société reste ainsi positive sur les actifs risqués. Si elle privilégie les actions américaines par rapport aux actions européennes, elle préconise néanmoins sur ces dernières un positionnement plus mid cap (peu sensibles à une augmentation des barrières douanières) que small cap pour des raisons de liquidité.

Ces phases de stress peuvent ainsi offrir des points d’entrée car la baisse du marché européen constituerait un potentiel de hausse. « On est toujours persuadés que le marché offre un avantage à la sélectivité et au stock-picking » affirme Olivier de Berranger de la Financière de l’Echiquier.

Il remarque à ce titre que le niveau de corrélation au sein des indices a baissé à hauteur de celui des années 90. Cela signifie une forte dispersion entre les valeurs, favorisant finalement la gestion active de conviction.

1 commentaire

  • 04 juillet 17:04

    Ils ont raison avant le coup de tabac sur l'europe !


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