Wall Street: la tendance ne devrait pas s'arranger
information fournie par Cercle Finance 04/04/2025 à 15:23
Une demi-heure avant l'ouverture, les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais accusent des pertes de plus de 2%, annonçant une nouvel accès de faiblesse dans les premiers échanges.
Les investisseurs s'inquiètent toujours de l'impact économique de la politique commerciale protectionniste présentée mercredi soir par Donald Trump, susceptible selon eux de déclencher une guerre commerciale d'ampleur dont les conséquences seraient désastreuses pour l'économie mondiale.
Pékin a fait savoir qu'il prévoyait d'adopter des contre-mesures contre les droits de douane 'réciproques' instaurés par le président américain, tout en déclarant prêt à discuter sur les questions commerciales.
De son côté, Bruxelles a affirmé hier être en train de finaliser un premier paquet de contre-mesures en réponse aux droits de douane sur l'acier, mais aussi d'autres initiatives visant à protéger les intérêts européens.
Les marchés d'actions américains avaient subi hier leur pire plongeon observé depuis juin 2020, date à laquelle le coronavirus faisait des ravages sur l'économie mondiale.
Si le Dow Jones a limité son recul autour de 4%, le S&P 500 a chuté de 4,8%, tandis que le Nasdaq dévissait de 6% sous son support des 16.700 points, validant ainsi un scénario de rupture technique à moyen terme.
L'onde de choc est mondiale: toutes les places européennes poursuivent leur chute de la veille vendredi, mais le mouvement de vente est généralisé et les Bourses asiatiques ne sont pas épargnées.
A Tokyo, l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a encore perdu 2,7%, en plus des 2,8% cédés la veille, ce qui le fait passer en territoire de correction sur cette seule semaine avec des pertes hebdomadaires de plus de 10%.
'Les marchés ne font qu'intégrer le scénario d'une récession au niveau mondial', écrit dans une note George Saravelos, analyste chez Deutsche Bank.
'Si les tarifs douaniers entrent en vigueur sous leur forme actuelle (...), les chaînes d'approvisionnement vont se transformer en Rubik's Cubes dignes de la période du Covid et l'économie entrera en récession ou en stagflation', ajoute Dan Ives, analyste chez Wedbush, qui promet un 'Armageddon' économique.
Autre signe de la panique sur les marchés d'actions, l'indice mesurant la volatilité implicite du S&P 500 grimpe en flèche pour flirter avec les 36 points, du jamais vu depuis l'été dernier.
L'intervention prévue en fin de matinée de Jerome Powell, le président de la Fed, pourraient néanmoins alimenter les espoirs de mesures de soutien des banques centrales.
Les marchés anticipent désormais à 42% une baisse de taux de 25 points dès le mois prochain, contre une probabilité de l'ordre de 18% il y a une semaine.
Les 'futures' ont quelque peu réduit leurs pertes suite à la publication, dans la matinée, d'un nombre supérieur de créations d'emplois en mars (228.000), mais les économistes soulignent que ce chiffre reflète le tableau de l'activité économique pré-tarifs.
Le regain d'aversion au risque provoque une nouvelle baisse des rendements obligataires américains, qui enfoncent de nouveaux plus bas depuis octobre dernier.
Le rendement des emprunts d'Etat américains à dix ans recule ce matin de 12 points de base, à 3,93%.
Les prix du pétrole poursuivent également leur repli, plombés par les craintes sur le demande et perspective d'une augmentation de la production des pays de l'Opep+.
Le baril de brut léger américain West Texas Intermediate (WTI) perd plus de 7% à 62,2 dollars.
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